Les origines

C’est en feuilletant les œuvres de Thomas Ott, ou encore la bande-dessinée Dracula de Franck Meynet (dit Hippolyte) que la technique de la carte à gratter m’a fait de l’œil. Par opposition au dessin traditionnel, à savoir détourer les sujets et noircir les ombres pour en sortir des formes, le scratchboard m’a séduit par la difficulté d’inverser ses habitudes de graphie : il faut reproduire l’impact de la lumière.

Etant issu du dessin technique et plus particulièrement de la C.A.O., j’ai naturellement choisi de tenter l’expérience de ce procédé accompagné de mon partenaire électronique : l’ordinateur.
Il faut l’avouer, c’est aussi du fait de la rareté et du coût de la version physique du médium que le stylet numérique s’est imposé comme outil.

La disponibilité de la véritable carte à gratter est en effet devenue anecdotique, et cantonnée aux rayons arts créatifs pour l’éveil des enfants. Après tout, si un fond aux couleurs de l’arc-en-ciel me parait soudain indispensable, je saurai alors vers quoi me tourner.

le matériel

Mes tableaux sont réalisés à la main sur un écran interactif Wacom Cintiq. C’est un affichage tactile qui réagit directement au tracé et à la pression d’un pointeur dédié, dont l’avantage évident est d’avoir un retour visuel sous la main directrice.
Etant donné que je travaille la plupart du temps à partir de photos, mon écran classique reste disponible pour afficher les modèles.

Toutefois, ce confort est un luxe dont se passent bien des artistes, qui lui préfèrent les classiques tablettes à stylet (appelées aussi tablettes graphiques). Bien moins onéreuses, et qui, passé le temps d’adaptation au dessin « déporté », offrent un résultat identique.

Cet écran est couplé à au logiciel de dessin Clip Studio Paint. A l’origine conçu pour les mangakas, il dispose de tous les outils dont j’ai besoin pour mes réalisations, comme par exemple :

  • travail par calques raster ou vectoriels
  • modélisation 3D de personnages, idéal pour les positions et proportions
  • synchronisation des fichiers sur plusieurs appareils
  • licence permanente, pas d’abonnement de bandit – je ne vise personne, Adobe
  • les tirages

    L’ensemble des mes œuvres est toujours conçu dans le souci d’une impression fine et détaillée en grand format, c’est à dire au moins en ISO A2 (420 x 594 mm).

    Lorsque la demande concerne un tirage sur papier, je choisi une trame mat couchée à 120 gr/m² certifié FSC, encré aux pigmentaires, et commandé chez mon reprographe de prédilection. Situé à 200 m de mon studio, il a l’énorme avantage d’être livré à pieds dans l’heure. J’hésite à demander un label « artiste local et bio » à apposer sur chaque épreuve.

    Pour un rendu optimal de la carte à gratter numérique, je conseille de ne pas utiliser de vitrage afin d’éviter tout reflet parasite. L’accroche qui pour moi sort du lot est la tension par pinces punaisées, discrètes et repositionnables. A l’esthétique toile tendue s’ajoute l’avantage de ne pas avoir à percer et cheviller le mur de destination.

    Ces tirages papier ont beau être résistants – ils supportent sans souci une légère projection d’eau – l’installation en lieu humide ou à risque de frottements réguliers nécessite un autre type d’impression.

    Dans ce contexte, mon choix s’est pour l’instant arrêté sur un panneau composite aluminium/PE Dibond Digital de 3 mm. Il permet un tirage mat soit par impression directe, soit par collage d’une impression papier laminée mat. Insensible aux liquides et robuste, il peut même s’afficher en extérieur. Un chevillage du mur de destination est toutefois nécessaire.

    Merci d’être venu visiter l’atelier ; cette page s’étoffera sans doute à mesure des travaux.

    Metz, France
    Mars 2019

    Qu'en pensez-vous ?

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *